الاثنين، 28 نوفمبر 2016

Le Goncourt américain couronne Colson Whitehead

Le Goncourt américain couronne Colson Whitehead


Le National Book Award 2016, principal prix littéraire américain, a couronné hier soir l'auteur américain pour The Underground Railroad, roman sur les fondements et les mécanismes du racisme aux tats-Unis, qui paraîtra en août 2017 chez Albin Michel.
Et de trois pour Francis Geffard, l'éditeur de littérature américaine des éditions Albin Michel. Après le Pulitzer 2015 avec Anthony Doerr (Toute la lumière que nous ne pouvons voir), le Booker Prize 2015 avec Marlon James (Brève histoire de sept meurtres), il publiera en août prochain The Underground Railroad, le sixième roman de l'écrivain américain Colson Whitehead qui vient d'être récompensé par le National Book Award, l'équivalent de notre prix Goncourt.
47 ans, ce natif de New York diplômé d'Harvard, professeur dans les grandes universités américaines (Princeton, Columbia...), accède ainsi à la célébrité. Son livre, paru en 2016 chez Doubleday, s'est vendu à ce jour à 200.000 exemplaires. Oprah Winfrey l'a soutenu activement et Barack Obama a affirmé cet été qu'il serait l'un des cinq livres qu'il emporterait en vacances.
dité depuis 2003 chez Gallimard, qui publia ses cinq romans et un livre de non-fiction (Le Colosse de New York: Une Ville en treize parties), Whithead a donc choisi Albin Michel et Francis Geffard pour son sixième roman. «C'est un auteur exigeant, affirme l'éditeur heureux, dont le roman, traité sous le mode romanesque, est une puissante réflexion sur les fondements et mécanismes du racisme aux tats-Unis d'abord mais aussi, plus largement, dans le monde.»
Roman politique et philosophique

Mélange du Chant de Salomon de Toni Morrison et d'une version américaine des Voyages de Gulliver, le roman de Whithead raconte le périple d'une jeune esclave noire, Cora, qui s'évade d'une plantation de Georgie et taille la route vers le Nord où toutes sortes d'aventures l'attendent.
«Il faut se souvenir précise Geffard, qu'avant la guerre de Sécession, il existait aux tats-Unis un réseau clandestin composé de blancs qui venaient en aide aux essclaves, les protégeait et les cachait. Cette organisation avait pour nom «Underground Railroad». D'où le titre du roman.»
Whitehead imagine ce train de la liberté à travers des galeries souterraines où à chaque étape, qui correspond à des tats réels du pays, Cora sort du labyrinthe et se retrouve confrontée à des personnes ayant une conception différente de la race. Ce roman qui a été acclamé par la critique, est à la fois la quête de la liberté d'une jeune femme et une métaphore d'un problème, le racisme, qui n'en finit pas d'empoisonner la société américaine et le monde contemporain. Il y a incontestablement dans ce roman fort, à la langue sèche, une dimension politique et philosophique.»
Dans son discours de réception, hier soir, Colson Whitehead a dit qu'en ces temps politiques incertains, dans l'enfer de perdition du monde de Trump, il trouvait plus que jamais que la consolation résidait dans le pouvoir rédempteur de l'art


Le Goncourt américain couronne Colson Whitehead

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